Saga: AoM – Le Combat des Chefs

Petite découverte de Saga en ce Week-End à rallonge du 11 novembre, avec une partie en 4 points pour appréhender le fonctionnement. Nous partons donc sur 2 bandes sans sorcier, Les Légions des Morts contre La Horde, et le scénario de base « Le Combat des Chefs« . 🙂 Chaque bande à son propre plateau d’actions, avec des actions différentes (des charges puissantes et combinées pour la Horde, de la nécromancie pour les Légions des morts, etc.)
C’est l’occasion de ressortir la table Ex-Illis (qu’il faudrait que je reprenne et termine…) et d’y mettre les quelques décors peints et diverses végétations que je possède.

Commençons par mon grand qui prend Les Légions des Morts avec :

Et de mon côté, avec La Horde non peinte, tout juste sous-couchée en noir ce qui masque absolument tous les détails… Les gobelins de la boîte d’initiation Warhammer Bataille au Col du Crâne :

  • Un Seigneur Gobelin monté sur Araignée Géante
  • Une unité de 4 gardes montés sur araignée géante (1 pt)
  • Une unité de 8 guerriers (1 pt)
  • Une unité de 12 levées avec arc (1 pt)
  • Un monstre Troll sur socle improvisé parce que celui fourni est carrément trop petit 😀 (1 pt)

La mise en place est très simple, les joueurs posent en alternance les décors jusqu’à ce que l’un d’eux décide de déplacer un décor existant, ce qui ne laisse plus qu’une seule action de mise en place à l’autre joueur.
Pour les unités, le premier joueur pose la moitié de ses unités, le second la totalité des siennes, et le premier pose ses dernières troupes.
Ici un placement de type B : on coupe la table en diagonale et chaque joueur démarre dans un des triangles virtuels (à distance M de la ligne médiane). Ah oui, pas de mètre à Saga, uniquement des règlettes : TC (Très Court, 2″), C (Court, 4″), M (Moyen, 6″) et L (Long, 12″).

Dès le début, les cordes craquent, le bois grince, et la catapulte propulse des roches énormes dans les airs. Heureusement pour mes archers gobelins, le tir n’est pas ajusté. Les guerriers squelettes, qui protègent la machine de guerre, se précipitent en avant, mais se font cribler de flèches pendant leur progression, avant de se faire cueillir par mes guerriers gobelins qui les chargent en hurlant.
La résolution des combats est très simple, on lance un nombre de dés = nombre de tireurs qui ont une ligne de vue et sont à portée, ou nombre de combattants de l’unité au corps à corps, multiplié par un coefficient qui dépend du type d’unité et du type d’attaque, tir ou CàC. Chaque dé avec une valeur >= à l’armure de l’unité cible indique une touche. A noter que la valeur d’armure est différente suivant que l’unité subit un tir ou un CàC.
Ensuite, le défenseur prend les dés qui ont touché, les relance, et compte le nombre de dés de valeurs 1-2-3, ce sera le nombre de pertes de l’unité. En cas de CàC, l’attaquant et le défenseur font leurs lancers en simultané. Celui qui a le plus de pertes doit reculer son unité de TC, et chaque unité prend une Fatigue (3 Fatigue = 1 Epuisement qui immobilise l’unité jusqu’à ce qu’elle fasse une action de repos, le moindre dégat supplémentaire entraîne la perte d’une figurine de l’unité).
Il y a bien sûr quelques modificateurs donnés par le terrain ou par une action spéciale du plateau de la bande (Horde, Légion des Morts, …) qui peuvent venir modifier les lancers. De même, chaque joueur peut choisir de retirer un jeton de fatigue de l’unité adverse pour améliorer sa propre défense ou affaiblir la défense de l’adversaire sur ce combat.

Les guerriers squelettes sont forcés de reculer devant la défense vigoureuse des gobelins, pendant que le Seigneur Liche et les créatures quadripèdes progressent à couvert. Dans le même temps, les archers squelettes tentent une avancée et envoient une volée de flèches vers mon seigneur gobelin, sans succès. Ces crânes vides n’ont pas les yeux en face des trous… 😉

Ce faisant, ils se sont approchés à portée de mon unité d’élite, les gardes sur araignée, et ils prennent donc de plein fouet une charge sauvage et cliquetante… mais contre toute attente résistent extrêmement bien à l’assaut puisqu’ils envoient toute l’unité assaillante à trépas !
Devant cette défaite magistrale de leur plus forts combattants, prudentes, les autres unités de gobelins se mettent hors de portée de la catapulte, à couvert derrière la tour de garde.

Au tour de mon seigneur de remettre l’équilibre dans ce combat, il charge à son tour ces archers squelettes qui le harcèlent, et sa puissante araignée et ses terribles chélicères les force à reculer.

Les guerriers et les créatures squelettes passent à l’offensive et tentent de venir au contact, mais sont gênés dans leur progression par les ruines et la végétation. Le Seigneur Liche, en revanche, à tout loisir de venir au contact de mon propre seigneur, déjà bien fatigué par son combat précédent, mais ce dernier repousse les assauts dans un ultime et épuisant effort.

Pendant que mon seigneur se repose de son combat précédent (ce qui lui permet de quitter le statut « épuisé » qui le paralyse et le fragilise), mon troll charge les créatures squelettes et tentent de les écraser avec un certain succès (épuisement de l’unité adverse), mais doit tout de même reculer devant la résistance de ces engeances d’outre-tombe. De l’autre côté du champ de bataille, les guerriers squelettes se font harceler par les volées de flèches de mes archers et les assauts répétés de mes guerriers gobelins, les forçant à battre en retrait pour se regrouper. Mais la nécromancie est un art fourbe, et leurs rangs se renforcent des morts tombés au combat. Là encore, les efforts répétés de mes peaux-vertes sont insuffisants…

Le Seigneur Liche, voyant mon seigneur gobelin toujours en difficulté, décide de tenter sa chance et de charger de nouveau.
S’ensuit un combat épique, sauvage, brutal ! Aucun des deux seigneurs ne veut céder le terrain.
Les coups s’enchainent et pleuvent, métal contre métal, métal contre chair et os. Le sang coule, les os se brisent… et nos deux seigneurs se transpercent et s’écroulent dans la plaine rougie, morts.


Nous décidons d’arrêter là la partie, puisque le scénario s’intitule « Le Combat des Chefs » et que les chefs sont tout deux vaincus. Décompte des points suivant le nombre et le type des pertes : 9 à 11, écart insuffisant pour déclarer un camp victorieux (il faut au moins 3 pts d’écarts), c’est donc un match nul (en même temps, les deux seigneurs sont morts 😀 ).

Très bonne initiation, système rapide et sympa, très simple à appréhender. La prochaine fois, partie en 6 points ! 🙂 Seul regret, la création de la bande est assez limitée en termes d’options des unités.

Et pour le plaisir des yeux, quelques photos supplémentaires du camp peint.

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